Cette catégorie regroupera les articles consacré à l’artiste Serge Gainsbourg

1957 Le déclic – Cinq chansons, cinq chefs-d’œuvre

Exit Lise, Serge déclare peut-être sa flamme à Michèle Arnaud. Avec ou sans succès. Celle-ci a déjà une vie privée compliquée. Patrick Lehideux, un riche industriel, fils d’un ancien ministre de Pétain, lui fait une cour effrénée, il l’épousera en 1964.

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gainsbourg

Jacques Canetti fait signer Serge chez Philips

A partir du 28 février 1958, Michèle Arnaud se produit à Bobino avec André Dassary (qui s’est refait une santé et à qui l’on a pardonné d’avoir chanté pendant la guerre « Maréchal, nous voilà »). C’est à cette occasion qu’elle crée « La recette de l’amour fou » et que l’on aperçoit pour la première fois le nom de Serge dans la presse, des coupures instantanément envoyées par courrier aéroporté, avec la fierté que l’on devine, par Papa Ginsburg à Liliane la jumelle à Casablanca. Voici ce qu’on lit dans Combat le 8 mars :

Sa voix naturellement distinguée s’accommode à merveille d’un répertoire choisi ( … ) je note l’apparition d’un compositeur original, Serge Gainsbourg, dont nous reparlerons sans doute.

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L'étonnant Serge Gainsbourg

1959 – le premier album 25 cm

La stratégie de Bourgeois est claire : pour lancer son poulain, à la fois comme auteur-compositeur et comme interprète, il faut qu’un nom prestigieux cautionne ses premiers pas dans le métier.

Les Frères Jacques, que l’on surnomme « les athlètes complets de la chanson » et qui sont célèbres depuis dix ans déjà, avec leurs collants, leurs moustaches et leurs couvre-chefs («La queue du chat» date de 1948, «Le complexe de la truite» de 1954) semblent un excellent choix.

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Serge Gainsbourg met les paras au garde-à-vous

Strasbourg, 4 janvier 1980 : Serge met les paras au pas.

Le 4 janvier 1980, Serge doit chanter à Strasbourg. Depuis quelque temps déjà les paras, excités par les harangues haineuses de Michel Droit, ont multiplié les menaces, réussissant à décourager les organisateurs du spectacle prévu à Marseille, mais finalement annulé. A Lyon, le 3, tout se passe sans encombre. Le lendemain ça tourne au vinaigre.

Michel Droit, cinquante-six ans, ex-laquais du gaullisme, réactionnaire patenté, éditorialiste fielleux, publie dans Le Figaro Magazine ce texte nauséabond :

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