serge ginsburg

Naissance de Lucien Ginsburg, le 2 avril 1928 à Paris

Il s’appelle Lucien et il braille dans son berceau, dans la cuisine d’un petit appartement tristounet au 35 de la rue de Chine, dans le 2e arrondissement.

Il est né le 2 avril 1928, à 4 h 55, à l’Hôtel-Dieu, sur l’île de la Cité, quelques instants après sa sœur jumelle Liliane.

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joseph Ginsburg et sa femme mere de Serge Gainsbourg

Les leçons de piano du père Joseph

A l’âge de quatre ans on avait mis Jacqueline au piano. Le même scénario s’était reproduit pour Liliane et Lulu. En revenant de l’école, chacun a droit à une leçon d’une heure.

Prévoyant le coup, les trois enfants placent leurs mouchoirs à gauche du clavier : ils savent que chaque leçon se termine par des larmes. Si Lulu fait un fa au lieu d’un fa dièse, son père le reprend d’une voix forte et autoritaire : « Pourquoi as-tu fait ça ? » Lucien, dans un murmure : « Mon doigt a accroché » … puis il se met à pleurer, immédiatement imité par ses sœurs.

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ecole maternelle rue chaptal Paris

Souvenirs d’enfance

Le petit Lulu est non seulement timide, comme ses deux sœurs, mais aussi trouillard. Quand il se couche, il n’a pas de chambre à lui et doit se contenter d’un lit pliant en fer dans la salle à manger.

Il appelle sa grande sœur pour qu’elle regarde si personne n’est caché derrière les rideaux. Son imagination travaille. Dès que les parents sont couchés, elle vient en douce et après avoir tout vérifié, ils commencent à chuchoter et à rigoler : invariablement, Jacqueline éclate de rire et Maman Ginsburg crie : «Voulez-vous vous coucher tout de suite!»

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frehel-chanteuse

Premier contact avec le show-business

A la maison, rue Chaptal, on écoute à la radio les pièces policières du vendredi soir mais pas les rengaines à la mode. Papa Ginsburg désapprouve : « Tu vas arrêter de chanter ces saloperies ! » intime-t-il à son fiston, qui parfois les fredonne.

Pour Joseph, la chanson est un genre populiste, rien à voir avec Stravinski, Milhaud, Chostakovitch, Chopin ou Debussy … « Dans le même temps, se souvient Liliane, nous étions accoutumes a entendre les succès de l’époque car mon père répétait à la maison le répertoire qu’il devait jouer dans les boîtes de nuits. »

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