Serge en 1962

Album N° 4

En 1962, de retour à Paris, Serge se concentre sur la préparation de son dernier album 25 cm, le quatrième, judicieusement intitulé N°4.

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Brigitte Bardot en 1963

Brigitte Bardot lui demande d’écrire une chanson

Les ventes de l’album N° 4 sont très décevantes. Quand on lui demandera plus tard pourquoi il se mit à écrire dès 1963 pour les yé-yé, il aura souvent cette réponse : «Pour ne pas crever.»

En cette rentrée 1962, il doit avoir terriblement peur, attendant désespérément que quelque chose se débloque qui pourrait enfin lancer sa carrière. Il est même fascinant d’imaginer qu’il aurait pu à ce moment jeter l’éponge: il ne serait dès lors resté de lui qu’une petite cinquantaine de chansons parmi lesquelles des joyaux intitules «Le poinçonneur des Lilas », «La recette de l’amour fou», «La chanson de Prévert» ou «La javanaise », qui lui auraient garanti vingt ou trente ans plus tard – après une inévitable redécouverte – un statut d’auteur culte et maudit…

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gainsbourg-confidentiel

Confidentiel, un album charnière !

Pour son nouvel album « Confidentiel », Serge choisit de se placer à l’avant-garde de la chanson jazz. Pour cela, il lui faut deux complices de haut niveau.

Or, quelques mois plus tôt, dans un club, il avait entendu le grand pianiste black et be-bop Bud Powell, fait comme un rat mais totalement génial.

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Françoise-Antoinette Pancrazzi

Pour la seconde fois Serge se marie !

Pour la seconde fois Serge se marie, avec une femme très belle, Françoise Antoinette Pancrazzi, dite Béatrice (elle déteste son prénom, comme Lucien-Serge). La cérémonie se déroule en très petit comité, le 7 janvier 1964 en fin d’après-midi, à la mairie du 8 arrondissement de Paris.

Née à Bône, en Algérie, le 28 juillet 1931 (elle a donc trente-deux ans, il en a trente-cinq), Béatrice est la fille de Robert Pancrazzi, un industriel, et est divorcée de Georges Galitzine, d’où son surnom de «princesse Galitzine ».

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Une Gainsbourg Percussions

Gainsbourg Percussions

Le 9 octobre 1963, jour de son seizième anniversaire, France Gall, Isabelle de son vrai prénom, avait eu la surprise de s’entendre pour la première fois à la radio, sur les ondes d’Europe n°1, lorsque Daniel Filipacchi diffuse «Ne sois pas si bête».

Le titre est commercialisé fin novembre et France est aussitôt sur orbite : avec 200 000 exemplaires vendus.

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Promo Serge Gainsbourg Percussions

La promotion de son album « Gainsbourg Percussions »

A Paris, Serge entame la promotion de son nouvel album « Gainsbourg Percussions« .

«A la sortie de Gainsbourg Percussions, j’étais persuadé que nous tenions le bon bout, raconte Claude Dejacques dans son livre « Piégée, la chanson… ? »

« Je baratinais tous azimuts, à l’intérieur de la boîte et dans les médias. Malgré les passages à l’antenne, bernique : toujours pas de ventes. Solution : pousser les interprètes pour faire avancer les choses, comme je l’avais vu faire par Canetti pour Brel, Brassens et Béart»

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France Gall-Eurovision-Naples-1965

Naples, le 20 mars 1965 : L’Eurovision de la chanson

La vie s’envenime entre Serge et sa femme Béatrice. Le quotidien n’est pas toujours rose au 6e étage du 12, rue Tronchet.

Côté musique, le magazine Diapason, en janvier 1965, parle du «paradoxe du cas Gainsbourg»:

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Version Femmes

Versions femmes

Douze jours après l’ Eurovision, le 1er avril 1965, Serge donne avec son pianiste René Urtreger son dernier concert à Nice, dans le Hall des Expositions, à l’occasion de la Nuit du Droit.

Ce tour de chant lui permet de tourner la page sur huit années de galères, de tournées ratées, de galas minables, de cabarets enfumés, de publics snob ou hostiles. Huit années de trac, de timidité tétanisante, de maladresses, de commentaires désobligeants dans la presse, de « peu d’aptitude au métier de chanteur » comme l’avait dit un chroniqueur … Huit années passées à chercher son public sans jamais le trouver, ou si peu.

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Gainsbourg tel quel

Gainsbourg tel quel

En cette rentrée 1965, Serge participe au tournage d’un portrait intitulé « Gainsbourg tel quel », que lui consacre la télévision française, au cœur de l’émission Central variétés.

C’est Claude Dejacques, toujours aussi déterminé à le pousser en tant qu’artiste, et pas seulement comme auteur-compositeur, qui a arrangé le coup, le reportage, qui dure une quinzaine de minutes, est réalisé par Claude Dagues.

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Serge Gainsbourg Rare

Qui est “in” qui est “out” en 1966

Serge a donc quitté le domicile conjugal. Après quelques semaines passées à se planquer dans des hôtels, Michèle Arnaud lui propose de s’installer dans le petit appartement de sa fille Florence, boulevard Murat, en compagnie du réalisateur suisse Pierre Koralnik, remarqué entre autres pour la célèbre émission de variétés Douche écossaise, lancée quelques mois auparavant.

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